Comment le bomber est devenu une pièce incontournable de toutes les gardes-robes ?

bomber bazin wax

Le bomber : une naissance dans les airs

Historiquement, Le premier bombers remonte à 1917 et son but était strictement fonctionnel et destiné aux militaires

Il a une vraie histoire et il en existe différentes catégories. Chacune d’entre elles est associée à un héritage, à un corps d’armée… Il convient de bien assimiler les différences de style pour ne pas se tromper.

La flight jacket a été développée pour les aviateurs de la Première Guerre Mondiale. En effet, les cockpits ouverts des avions ont contraint les aviateurs à trouver un blouson suffisamment chaud pour résister aux froides températures.

Au fil de son existence, le blouson a évolué en termes de modèle et de fonctionnalité, et il a été adopté par différents groupes de professionnels et les membres de plusieurs contre-cultures.

Le bomber A-1

Son premier modèle se nomme A1, sa partie extérieure est en cuir pour résister au mieux à la pluie, au vent et au froid, qui est doublée de coton et en guise de finition, il possède des manches, un col et une taille en tricot avec une fermeture à bouton

Flight Jacket A1

Le bomber A-2

Le blouson A-2 est une des vestes les plus mythiques de l’US Air
Force. C’est celle que les pilotes américains ont portée très tôt, dès l’entre
deux guerres. Elle fut adoptée par l’armée US comme successeur au blouson A-1 .

Bien que sa forme actuelle puisse varier selon la marque, tous les blousons A-2 avaient plusieurs caractéristiques particulières : deux poches rabat sur le devant pour réchauffer les mains, un col de type chemise, des épaulettes en cuir, des poignets et une taille élastique, une doublure fait dans une matière légère (coton ou soie) une bande de cuir cousue à l’intérieur de la veste pour pouvoir la pendre et la « plaque d’identité militaire » du soldat cousue juste en dessous. Une couleur était uniformément proposée : marron.

Le bomber B-15

Dans les année 30, En même temps que l’apparition de nouveaux avions plus puissants, plus rapides, la veste d’aviateur a elle aussi évolué en se modernisant.

Le B-15 est apparu en remplacement de son volumineux prédécesseur pour les soldats de l’US Air Force, plus légère, marquant la fin de l’ère des vestes en cuir qu’ils portaient durant la seconde guerre mondiale et amorçant le changement vers des versions plus proches du MA-1.

Le bomber MA-1

Issu de l’uniforme officiel des hommes de la Air Force américaine, le bomber que l’on connait tous s’appelle en réalité le « MA-1 », un blouson en nylon pourvu d’une doublure orange ultra visible en cas d’accident et d’un col en tricot ne risquant pas de se prendre dans le harnais du parachute.

Il a vu le jour au milieu des années 50 pour répondre à de nouveaux besoins militaires de confort et de sécurité.

En effet, le bomber était particulièrement popularisé sur le territoire américain pendant la guerre du Vietnam. Les soldats de l’armée des Etats-Unis en portaient tous, et cette guerre étant très médiatisée (surtout à la télévision), cette veste devint alors recherchée et Alpha Industries, le principal fabricant commença à les commercialiser au grand public.

Symbole de l’héroïsme patriotique le blouson devient très populaire auprès des civils et est adopté par les jeunes Américains et Européens. Le succès est tel qu’il entre dans la culture populaire.

Dans les années 60 et 70, Hollywood a adopté le bombers, ce qui lui a permis d’obtenir son statut de pièce incontournable. Parmi les exemples célèbres, citons le modèle en coton rouge de James Dean dans La Fureur de vivre (1955), le modèle en cuir de Steve McQueen dans La Grande évasion (1963) et le modèle vert olive de Robert De Niro dans Taxi Driver (1975). 

Les créateurs se l’approprient alors, et on commence à le voir apparaitre sur les podiums et dans les magazines.

Il n’a pas fallu longtemps avant que le bomber passe des stars hollywoodiennnes des années 70 à la classe ouvrière britannique. Lorsque la contre-culture controversée des skins est apparue, le bombers était une faisait partie de leur uniforme, à l’instar des Doctor Martens et des jeans délavés.

Ils vont en faire une pièce maîtresse de leur invariable accoutrement, contribuant ainsi à donner au bomber une très mauvaise réputation.

« Skinhead » (en gros : crâne nu), c’est un mouvement né au Royaume-Uni vers les années 80. C’est à la fois une mode vestimentaire, politique, sociale, musicale. Pourtant à l’origine, les jeunes skinheads n’étaient en aucun cas des militants politiques. Venant d’une origine sociale populaire et ouvrière, appréciant la bagarre, les drogues et la musique punk, c’est avant tout un groupe de jeunes partageant les mêmes centres d’intérêt et voulant revendiquer leurs origines anglaises par la violence. C’est surtout à cause de la montée du chômage fulgurante en Angleterre dans les années 70 que le mouvement skinhead est séduit en parti par des textes néonazis et se met à revendiquer des causes plutôt agressives et extrémistes.

Dans les années 90 et les premières 2000, les magazines de mode influents ont remarqué la pièce et les branchés du moment l’ont adopté pour rehausser leurs silhouettes baggy. Soudain, le bombers était partout. 

En particulier dans des clips de musiques hip-hoprnb et rap.

Il est alors porté de façon oversize, avec cette fois le col replié comme celui d’une chemise et porté avec des pantalons larges baggies et de grosses chaines dorées. Ses icônes sont les historiques Dr Dre, Snoop Dogg

Aujourd’hui, le bombers est devenu une pièce incontournable de la plupart des dressings, un vêtement de streetwear et un chouchou de la haute-couture.

Ce n’est plus un blouson réservé aux hommes, et il envahi depuis quelques saisons déjà les vestiaires féminins pour y apporter une touche à la fois « american college », à l’instar de son cousin le Teddy, mais toujours un peu rebelle et « street ».

Il se décline maintenant en version satinée, oversize, avec des patchs ou des broderies…

Pour rafraîchir son image, le bomber a aussi parfois changé de matière. En plus du cuir et du daim classique, certaines marques ont opté pour la toile de coton, le tissu ou même le jersey. Quant à la coupe, elle a, dans l’ensemble, été légèrement ajustée pour suivre les tendances du moment.

Enfin, le bomber innove grâce aux motifs. Ce blouson militaire a toujours fait l’objet de customisations. Autrefois, on y ajoutait volontiers des badges ou des pin’s. Plus traditionnellement, les militaires aimaient broder dessus les îles où ils avaient débarqué pour en faire un «souvenir jacket » ; Dragons, tigres, serpents…

Avec le bomber toutefois l’histoire militaire n’est jamais bien loin.

A propos du bomber en Bazin WAX. BY. MONA :

A l’instar de son cousin le MA-1, le bomber en Bazin et satin duchesse s’inspire du col en tricot, tout en reprenant une matière s’ inspirant du nylon par son aspect satiné.

J’avais envie de proposer un vêtement, qui respecte les codes streetswear du bomber mais d’y ajouter une touche glamour et girly.

C’est pour cette raison, que le bomber en bazin pour femme a été pensé court, (aussi pour prendre à contre- courant la tendance oversize très exploité ces dernières années), avec un élastique à la taille, et que nous y avons ajouté des rubans doré afin de le féminiser d’avantage.

Le bazin noir associé au satin duchesse lui procure brillance et noblesse pour le marier avec des looks plus chics, tout en conservant la décontraction évidente insufflée par son inspiration.

Voir le bomber de la collection Wax.by.Mona

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