L’histoire du wax

Le wax est un véritable symbole de la culture africaine, mais ses origines ne semblent pas se trouver sur ce continent. Les origines du wax semblent remonter au XIXe siècle quand les colons anglais et hollandais ont découvert en Indonésie l’attrait du batik javanais, qui, quant à lui, est un tissu bien plus ancien dans la culture de ces peuples. Les Hollandais l’ont donc ramené en Europe et ensuite dans leurs colonies en Afrique de l’Ouest.

Les propriétés hydrophobes du wax ont beaucoup plu aux militaires ghanéens qui l’ont adopté pour leurs uniformes

Les Européens ont bien entendu senti la potentialité de ce marché et ont commencé à construire des usines pour la production du wax. Ainsi en Grande-Bretagne va-t-on bâtir de nombreuses usines dédiées à ce nouveau business et les Hollandais, commerçants dans l’âme, vont non seulement commencer à en faire commerce avec le continent africain, mais vont aussi perfectionner la technique de production en construisant à leur tour des usines.

Le wax : un moyen d’expression et de créativité féminine

C’est ainsi que l’Afrique a été submergée par ces tissus, à tel point qu’il est aujourd’hui appelé « tissu africain » car il a conquis aussi les femmes qui ont dépassé l’utilisation du wax pour ses simples caractéristiques hydrophobes et y trouvent de nouveaux moyens d’expression de leur créativité féminine. En partant des nombreux motifs et coloris des wax, les femmes ont même conçu une sorte de langage codifié.

WAX. BY. MONA : une fabrication artisanale ivoirienne

L’atelier est situé en Côte d’Ivoire, dans la ville de Yamoussoukro. Il est composé de 7 couturiers et de 3 apprentis. (de gauche à droite ; Abbou le chef de l’atelier, Issif en apprentissage depuis 2 ans, Yayous, Ahmed en apprentissage, Franck, Fofana, Mohamed et Laeticia qui est aussi en apprentissage.

Wax.by.Mona, c’est avant tout une aventure humaine. Un engagement social en contribuant au développement socio-économique d’une petite communauté. La considération, de l’Homme par la garantie du respect des conditions de travail et de la rémunération.

Il m’était primordial, de sensibiliser le grand public en proposant une vision différente de la mode éthique et de partager ce savoir faire extraordinaire que possède les couturiers ivoiriens.