Les 4 types de wax

Photo magasin wax

En quelques mots, l’histoire du wax

Les origines du tissu nommé “wax ” remontent à l’époque du colonialisme. Il s’agit en fait d’un dérivé d’un tissu indonésien : le batik. Le wax est également couramment appelé pagne africain dans sa version africaine.

Au 19ème siècle, les hollandais et les Anglais  découvrent en premier les propriétés du batik javanais, tissus aux couleurs hypnotiques et d’une qualité exceptionnelle, lors d’une bataille en Indonésie. Les hollandais alors en péril font appel aux tirailleurs ghanéens pour les épauler.  Finalement victorieux, les hollandais vont récompenser ces soldats africains avec des étoffes de batik.

Le batik, un tissu à la particularité d’être recouvert d’une couche de cire, lui octroyant des propriétés hydrophobe, récolte un franc succès auprès des militaires ghanéens. Ils vont alors, diffuser la notoriété du Batik à travers le continent africain.

Les différents acteurs du marché !

Les hollandais et les anglais vont très vite déceler le potentiel immense de ce tissu. Rapidement, ils vont construire des usines, améliorer et industrialiser la fabrication du batik pour en faire du wax, adapté au marché africain. Ils ont le monopole de la production et vente de tissu wax en Afrique de l’Ouest.

Le wax hollandais : le vlisco

Le wax hollandais est entièrement conçu aux Pays bas. Les designers néerlandais s’inspirent des couleurs et des graphismes africains pour donner vie à leurs collections. Des acteurs historiques se sont perfectionnés dans ce savoir-faire  pour en faire un produit luxueux très prisé des élites africaines. Le plus célèbre est Vlisco, fondé en 1846.  90% de la production de Vlisco est à destination du continent africain.

En devenant les maîtres de la fabrication du wax, le pagne hollandais est également devenu le plus contrefait.

Certaines pièces de la collection WAX. BY. MONA sont en wax hollandais : Vlisco. 

Le wax anglais

Le wax anglais est, lui aussi, un produit de luxe. Il est toutefois moins recherché que son cousin hollandais. Les leaders du pagne à l’anglaise sont ABC Wax qui commercialise leurs créations au Togo et au Ghana, ainsi que Calico Printers Association (CPA) de Manchester.

Le wax africain

Le pagne africain s’est développé tardivement. À ces débuts, le centre névralgique de la distribution se situait au Ghana.

C’est seulement dans les années 60 que les africains commencent à créer leurs propres usines, grâce au président du Ghana de l’époque : Kwame N’Krumah. Ce dernier met en place au Ghana des droits de douane prohibitifs avec l’objectif d’inciter à la consommation locale.

Peu à peu, la production s’est délocalisée vers d’autres pays ouest-africains moins couteux.  Au Bénin,  la Société Béninoise de Textile (SOBETEX)   Il existe également du wax comparable venant de Côte d’ivoire (Uniwax propriété de Vlisco), du Nigeria (soniwaax), du Sénegal et du Togo.

Pour WAX. BY. MONA, pour beaucoup de mes pièces j’ai fait le choix du wax africain pour plusieurs raisons :

  1. Tout d’abord, l’éthique, dans un soucis de cohérence pour une démarche responsable ( Pourquoi WAX. BY. MONA fabrique en Côte d’Ivoire ?)
  2. Ensuite, la qualité car même si le wax hollandais reste un wax de prestige, l’usine Uniwax, Côte d’Ivoire propose des pagnes d’excellente qualité.
  3. Enfin, le coût, afin de vous proposer des collections uniques à tarifs abordables

Le wax chinois

Dernier arrivé sur le marché, le wax chinois est moins cher et de moins bonne qualité. Il est fortement décrié en raison de la faible durabilité du tissus.

Cette production de tissu wax de seconde qualité vendue à des prix imbattables, ébranle l’organisation du marché du wax. Et vient perturber la production du tissu en Afrique. Aujourd’hui, le continent connaît de sévères lacunes causées par le cout élevé et les longueurs de production contrairement aux compagnies hollandaise, anglaise ou asiatique qui produisent rapidement grâce aux économies d’échelle.

lire aussi: comment est fabriqué le tissu wax?

Articles liés