Une mode éthique ? Est ce vraiment possible ?

La mode éthique, responsable et durable est une préoccupation pour la majorité des Français-es. Une étude du Forum mondial des droits de l’Homme indique que nous sommes 62% à souhaiter une meilleure information sur les conditions de production des vêtements que nous portons. Bref, on commence à saisir l’urgence de consommer moins, mieux et plus propre. Alors… on fait comment ?

N’est-ce pas étrange que la durée de vie d’un vêtement rétrécisse avec son prix ? Est-ce normal d’acheter un tee-shirt au prix d’un sandwich ? Quelles sont les réelles victimes de la mode ? La planète ? Les travailleurs de l’ombre ?

L’accumulation de vêtements des enseignes de Fast Fashion fabriqués en grande quantité dans des pays à bas coût de production nous a formaté à surconsommer la mode jusqu’à la frénésie. Mais à quel prix ? A l’instar du Fast Food, la Fast Fashion est devenue la mal-fringue des temps modernes.

La mode « conventionnelle », celle que l’on connaît tous, celle des grandes enseignes, appelée désormais Fast Fashion est l’industrie la plus polluante au monde… juste derrière l’industrie pétrolière.

Sans avoir inventé le fil à couper le beurre, on peut se douter qu’un t-shirt à 5 euros cache forcément quelque chose (de louche):

1- Cycle de vie non durable du produit

Chaque année, 600.000 tonnes de vêtements, linges et chaussures sont consommés en France. Pourtant 70% de notre garde-robe reste en moyenne au placard, et seulement un tiers de nos vêtements sont recyclés.(Une femme achète environ 30kg de vêtements, alors qu’elle ne porte que 30% de sa garde-robe) (source : Lucy Siegle).

Puisqu’on achète beaucoup mais qu’on porte peu, tout cela est rapporté à une durée de vie très courte des vêtements et a donc un impact environnemental forcement très important…

Cela inclut le renouvellement des collections qui s’accélère toujours plus, et aujourd’hui des nouveautés alimentent les rayons des grandes enseignes de prêt-à-porter tous les quinze jours. Originellement, une année mode se composait de 2 saisons : printemps-été et automne-hiver, les marques avaient donc plusieurs mois pour préparer une collection complète et la faire produire. Aujourd’hui, certaines marques vont même jusqu’à proposer plus de 40 collections par an, soit une production d’environ 80 milliards de vêtements par an.

2- Impact des vêtements sur l’environnement (surtout sur la production, moins sur l’utilisation). –La fin de vie ?: recyclage ou non.

À l’heure actuelle, 20 % seulement des vêtements sont récupérés en vue d’être réutilisés. Les autres, dans leur grande majorité, terminent leur vie incinérés ou abandonnés dans une décharge

3-La délocalisation  entraine la baisse de prix et la surconsommation.

Les marques de prêt-à-porter tirent les prix vers le bas au risque de créer des scandales éthiques et écologiques 

Les entreprises multinationales de l’habillement, qui distribuent leurs propres marques, délocalisent vers les pays à bas-coûts de main d’oeuvre. Or dans les pays émergents, les ouvriers du textile sont payés entre 40 et 60 dollars mensuels, plus bas que toutes les autres industries. De multiples affaires ont ainsi défrayé la chronique, parmi lesquelles

Aujourd’hui,  71% des plus grandes enseignes estiment que l’esclavage moderne constitue une étape de leur chaîne de production.

Et beaucoup d’entre elles (près de 50% )sont incapables de nommer les usines dans lesquelles sont conçus leurs vêtements.

Si H&M,( plutôt bien classée dans l’index de transparence, est capable de générer 1000 tonnes de vêtements toutes les 48 heures, il semble légitime de se questionner sur la manière dont ces pièces sont produites mondialement et quelle part l’est de manière injuste et inhumaine. 

Il faudrait en effet 12 ans à H&M pour réutiliser quelque 1 000 tonnes de déchets textiles, soit ce que la marque produit… en 48 heures. Et même s’il était déjà possible de recycler entièrement les vêtements, leur volume, leur piètre qualité et le fait que les matières textiles ne soient pas, à l’heure actuelle, faites pour être recyclées, posent de sérieux problèmes.

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  • 4- Prix: absence de transparence;

Il faut savoir que le prix de vente n’est pas toujours strictement corrélé avec le coût du produit (on trouve vraiment tout en termes de marges sur le marché du textile aujourd’hui).. Pour fixer son prix, une marque doit à la fois prendre en compte des données purement chiffrées (au-dessous de quel prix je ne fais plus de bénéfices ?) mais doit également connaître la “valeur marché” de son produit. Et c’est là que vous intervenez. Car la valeur marché d’un produit, c’est le client qui la détermine.

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5- Pollution via les pesticides (producteurs de coton: Chine – Inde – USA – Turquie – Afrique Noire) / pollution par la teinture…etc. Les gouvernements commencent à réagir, en Chine par exemple (où c’est tout ou rien), la pollution est devenue un crime passible de la peine de mort.

Comme on le disait un peu plus haut, aujourd’hui, nous produisons, plus de 80 milliards de nouveaux vêtements par an. Soit 400% de plus qu’il y a 20 ans.Pour suivre les demandes actuelles du secteur textile, ce sont toutes les ressources qui doivent être démultipliées.

Il faut intensifier l’agriculture pour produire plus de coton. Des entreprises géantes comme Monsanto l’ont bien compris et ont dû développer des technologies comme le Coton Bt (OGM), qui a permis d’augmenter les rendements de plus de 50%, faisant alors passer l’Inde en premier pays producteur de coton devant les États-Unis.

Mais ces “drogues écologiques», essentiellement les engrais et les pesticides, commettent des désastres sur la santé et l’environnement. Le nombre de cancers et de maladies mentales a par exemple explosé dans certains villages en Inde.

Bref, encore un coût moral qui s’ajoute.

Sans oublier le danger relatif à l’Humain avec un grand H, car oui, notre belle planète Terre coure un grave danger.

Et, en tant que consommateur. En 2011, Greenpeace lance sa campagne Detox suite à un rapport alarmant : la majorité des vêtements que l’on porte contient des produits chimiques pouvant avoir des effets néfastes sur la santé.

6- Exploitation de la main d’œuvre 

Plus de choix, à des prix toujours plus bas. Pour quel coût social et environnemental ? Cette Fast fashion génère déchets, pollutions, gaz à effet de serre. Sans compter que les conditions de travail des travailleurs du textile sont bien souvent déplorables (souvenez-vous de l’effondrement de l’usine du Rana Plaza au Bangladesh-fait divers qui a marqué les esprits en 2013 : Cet évènement tragique a mis en lumière la dure réalité que malheureusement vivent des milliers de travailleurs dans ces usines- Cette tragédie avait provoqué la mort de 1 110 personnes)

Aujourd’hui,  presque 6 ans après l’effondrement du Rana Plaza, les travailleurs du textile subissent encore trop d’injustices.

En voulant acheter leurs vêtements toujours moins cher, les consommateurs contribuent à la dégradation des salaires et des conditions de travail dans les pays en développement

Les perspectives ??

selon le rapport « Pulse of the Fashion Industry » paru récemment, on estime que la consommation mondiale de vêtements devrait croître de 63 % d’ici à 2030 : de 62 millions de tonnes par an aujourd’hui, elle devrait, atteindre 102 millions de tonnes dans…10ans….

Quant au recyclage si souvent vanté, il ne comble pas tous ces effets néfastes.
Quelles solutions existent ? Comment mieux consommer et moins ?  

En opposition avec cette vision consumériste, il existe la « slow fashion ».

Il s’agit d’un mouvement qui soutient le développement de la mode éthique. Mais concrètement, de quoi s’agit-il ?

  1. Une production et une consommation à petite échelle

    On observe un désir de retour à l’essentiel et donc à une production à petite/moyenne échelle et à une consommation réfléchie et maîtrisée. On ré-apprivoise sa manière de consommer pour favoriser des achats pertinents et une mode durable. En 2014, une étude d’Opinion Way dévoile que 86 % des Français aiment prendre leur temps avant d’acheter et considèrent que cela amplifie leur plaisir.

82 % associent luxe et temps à la réalisation d’un produit. On attend son produit avec impatience. On privilégie donc les petits créateurs locaux et les séries limitées afin de se démarquer. On consomme moins mais mieux.

  •  Une relation de confiance

    On cherche à tisser une relation de confiance entre marque et consommateur avec une transparence totale et une traçabilité du produit. Le consommateur est rassuré par de nombreux labels Bios, Vegan, Made in France, etc. qui lui garantissent une certaine éthique sur les conditions de travail et de production ainsi que sur la qualité du produit.

Il cherche à s’éduquer et à comprendre d’où vient son produit, les étapes de fabrication et se sensibilise aux matières qui le composent. Des marques comme Ekyog, komodo, People Tree ou encore Spharell proposent des vêtements en matières exclusivement bio, comme le coton organique, les fibres de bambou, Tencel et utilisent des procédés de teinture et de traitements du vêtement non toxiques. De nombreux magasins comme Altermundi ou Merci sélectionnent des produits issus du commerce équitable et des e-shop engagés sont également présents on line, comme Dressing Responsable

  • Une mode durable et engagée

    Acheter c’est voter, ou presque ! Les consommateurs retrouvent leur sens critique et prennent conscience que leur comportement peut avoir un impact sociologique et économique. « We are what we wear ». Ils s’engagent, et ils aiment le fait d’adhérer à une communauté. Un sentiment d’appartenance, de partage et de solidarité très forts qu’on constate par l’explosion des forums et blogs spécialisés.
  • Un moyen d’expression

    La « Slow Fashion » s’érige contre l’uniformisation, le consommateur reprend conscience de son corps, il affirme sa personnalité à travers ses vêtements et cherche avant tout des pièces bien coupées, qui le mettent en valeur car, comme disait Coco Chanel, « La mode se démode, le style jamais ». Certaines marques refusent la pression de la « Fast Fashion », reprennent le temps de chercher l’inspiration, de créer des vêtements de qualité et se concentrent sur des intemporels qui sauront durer dans le temps et qu’on ne jettera pas aux oubliettes la saison suivante. On privilégie donc la qualité à la quantité, le style aux tendances.
  • Un retour au savoir-faire traditionnel

Le consommateur recherche désormais des vêtements qui ont de la valeur, une vraie histoire. On milite pour la transmission du savoir-faire traditionnel et des techniques dans les règles de l’art. On prône un retour au travail soigné, méticuleux, une envie de redonner à la mode ses lettres de noblesse. On cherche à consommer local et à mettre en lumière la créativité et la force des nos créateurs. On s’éduque pour une consommation éveillée et on prend conscience qu’un vêtement de qualité qui dure a un coût. Celui-ci garantit aussi une fabrication de qualité avec des employés mieux rémunérés et considérés, donc plus impliqués et motivés, un retour au « métier passion » et à l’épanouissement.

Comment adopter la slow fashion ??

Si un changement demande toujours un certain investissement, il convient de procéder par étape, à son rythme, en raisonnant et avec bienveillance (envers soi-même et envers les autres).

Dans l’idée, tout le monde aimerait pouvoir consommer moins et acheter de qualité sauf qu’en pratique il y a un million de choses à gérer quotidiennement et il est beaucoup plus simple de rester dans ses habitudes…

Alors, j’aimerais vous avouer quelque chose : adopter la slow fashion demande un peu de temps et de recherche au début mais finalement comme toute nouvelle habitude à prendre, ni plus ni moins !

Se constituer une garde-robe éthique fait partie d’un mode de vie que vous choisissez d’adopter ou non mais dans tous les cas il est important de faire les choses une par une et surtout d’y prendre du plaisir. Et oui adopter un mode de vie plus slow, de manière générale, doit conduire à plus de bien-être, si ce n’est pas le cas, il sera nécessaire d’ajuster les choses pour que ce le soit.

Pour ce faire, procédons par étape :

1 – Sortir du cycle de la fast fashion

Ce premier axe est de loin le plus déterminant lorsqu’on veut s’orienter vers une consommation raisonnée de la mode.

Pour consommer éthique, il faut arrêter de considérer les vêtements comme des produits jetables.

cela passe par une prise de conscience de l’impact de notre consommation.

Impact sur notre porte-monnaie, impact sur l’environnement, impact sur notre bien-être…

Il s’agit de prendre conscience qu’on n’a pas besoin de courir sans cesse après la dernière tendance. Il n’est pas nécessaire d’avoir une garde-robe pleine à craquer pour être bien habillée et avoir du style.

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2 – Prendre soin de ses vêtements

Ce principe est un peu le pendant du précédent.

Lorsqu’on prend conscience que les vêtements ne sont pas des produits jetables, et qu’on achète moins on devient plus exigeante.

Et lorsqu’on trouve une pièce digne d’intégrer notre garde-robe, on veut pouvoir en profiter longtemps.

maginez que vous avez trouvé le vêtement idéal, qui vous représente à 100%, dans lequel vous êtes bien et vous vous sentez belle. Naturellement vous aurez envie de le garder le plus longtemps possible. Et donc vous allez en prendre particulièrement soin.

Pour le laver, vous faites bien attention à la température, le nombre de tours d’essorage. Vous le rangez de façon à ce qu’il ne s’abime pas. Vous le faites réparer lorsque c’est nécessaire…

Et bien évidemment, si vos vêtements s’abiment moins vite, vous en rachetez moins souvent !

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3 – Se concentrer sur la qualité

Ce point est aussi une conséquence directe des deux premiers.

Pour qu’une pièce dure longtemps, il faut qu’elle soit de qualité.

Lorsque vous achetez, regardez évidemment le vêtement dans son ensemble. Est-ce qu’il vous plait, vous va bien, correspond à votre style, s’intègre à votre garde-robe…

 Pensez aussi à prêter attention aux détails qui font la qualité d’un vêtement.

Regardez le tissu : dans quelle matière est fait le vêtement ? Fibres naturelles ou synthétiques ?

Prêtez aussi attention à l’épaisseur du tissu. Plus un tissu est fin plus il sera fragile.

Pour une robe, une jupe ou une veste, vérifiez si le vêtement est doublé.

De manière générale, regardez les coutures des vêtements : il ne doit pas y avoir de petits fils qui dépassent de partout, les boutons doivent être solidement attachés. Préférez une finition au biais plutôt que surjetée.

Il y a plein de petits détails à prendre en considération !

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4 – Acheter des vêtements de seconde main ou vintage

Nous sommes encore dans une société de surconsommation. Et si vous êtes dans une démarche de consommation raisonnée, de nombreuses personnes ne le sont pas encore.

De ce fait, il est très facile de trouver des vêtements quasi neufs pour très peu cher.

 Vous avez des boutiques de dépôt-vente, des friperies, Emmaüs…

En ligne vous avez de nombreux sites de revente de vêtements, à commencer par le bon coin.

Vous pouvez aussi rejoindre un groupe de vide-dressing sur facebook. Il existe de nombreux groupes, en fonction des styles de vêtement, ou en fonction de votre secteur géographique. Ce dernier critère est bien pratique lorsqu’on veut essayer ou au moins voir les vêtements avant de les acheter.

Vous pouvez aller dans les vides greniers, les vide-dressing…

Bref, l’offre est vaste.

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5 – Faire appel à une couturière

Faire appel à une couturière pour créer vos vêtements ou reproduire ceux que vous aimez, c’est une façon d’avoir des vêtements qui vous vont et qui vous plaisent vraiment.

Vous avez en plus la possibilité de choisir votre tissu, d’apporter des modifications. Vous avez un vêtement unique qui vous correspond totalement.

C’est un budget, mais c’est une option à ne pas négliger. Surtout si vous avez du mal à trouver en boutique des vêtements adaptés à votre morphologie ou votre style.

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6 – Se tourner vers des marques de mode éthiques et éco-responsables

Je mets cette option en dernier car en termes de budget, ce n’est pas la plus accessible.

Mais comme pour le sur mesure, c’est une option à prendre en compte car vous pourrez trouver de très belles pièces, de qualité et plus originales que ce qu’on peut trouver dans les grandes enseignes.

Il est révolu le temps où éthique rimait avec sarouel en chanvre ! Aujourd’hui les marques proposent des pièces actuelles et modernes qui peuvent plaire au plus grand nombre.

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Et Wax.by.Mona dans tout ca ???

WAX. BY. MONA, c’est avant tout une aventure humaine. Un engagement social en contribuant au développement socio-économique d’une petite communauté. La considération, de l’Homme par la garantie du respect des conditions de travail et de la rémunération.

L’atelier est situé en Côte d’Ivoire, dans la ville de Yamoussoukro. Il est composé de 7 couturiers et de 3 apprentis

Pour WAX. BY. MONA, Il m’est primordial, de sensibiliser le grand public en proposant une vision différente de la mode éthique et de partager ce savoir faire extraordinaire que possède les couturiers ivoiriens.

> Wax.by.Mona, c’est  aussi;

1-Des collections intemporelles Made Côte d’Ivoire

  • Des modèles élégants disponibles tout au long de l’année
  • Une production à petite échelle, voire pour certains imprimés des séries limitées.

2-Une transparence 

  • Des tissus de qualité mais pas encore de labels bios.
    – Une volonté de s’engager de plus en plus dans cette voie pour une mode éthique et responsable.

3-Une marque qui prône la qualité

  • Le souci du détail et un soin particulier apporté à chaque étape.

 4- Des vêtements qui vous ressemblent

– Témoin d’une société en pleine mutation, j’ai pour ambition au delà de l’aspect strictement esthétique de faire résonner mes créations à votre propre expérience et à votre identité de citoyennes du monde.

– La possibilité de créer ensemble des pièces personnalisées pour vous démarquer.

Voir la collection Wax.by.Mona

Le mot de la fin

Au final, il est assez agréable de voir que l’engagement eco-friendly de la mode ne s’arrête pas au simple discours politique. Ces dernières années ont été marquées par l’avènement d’une contre-pensée dans la mode. C’est en refusant la pression d’une temporalité destructrice induite par la “fast fashion” que l’industrie de la mode pourra imposer une nouvelle vision, un nouveau système.

Déjà, plusieurs créateurs ont fait le choix de ralentir, réduire leur nombre de défilés et ne pas céder au “toujours plus”. Un mouvement s’est amorcé cette année : Burberry, Gucci, Vivienne Weswood, Vetements et d’autres ont pris conscience de l’urgence et de la nécessité de repenser la temporalité de la mode, de lever le pied pour produire moins et pousser les consommateurs à se satisfaire de moins

Puis, la mode n’est pas faite que de grosses marques qui produisent des collections sans fin ou de marques de luxe qui incinèrent leurs surplus en masse ; elle est aussi faite d’étudiants déterminés et de créateurs plein de ressources qui utilisent de « vieux » matériaux pour créer de nouveaux produits. Seuls, ils ne peuvent pas renverser un système structurellement défectueux, mais ils peuvent changer le paradigme de l’industrie et déplacer la discussion vers un terrain plus utile. Le monde prend feu, mais en opérant de petits changements, et en mettant en avant les créateurs sincèrement éthiques, nous pouvons au moins aider à circonscrire l’incendie.

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